Méthodologie de quantification en immunohistochimie : application à la neuroinflammation dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer – Matthieu Prieur/Pauline Leger (IGF – Montpellier)
La maladie d’Alzheimer constitue un défi majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Ces dernières années, les avancées de la recherche ont permis de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans sa physiopathologie. Parmi eux, la neuroinflammation, qui correspond à la réponse immunitaire du système nerveux central, occupe une place centrale dans la pathogenèse. Cibler ces processus ouvre dès lors la voie au développement de nouvelles approches thérapeutiques.
Dans ce contexte, notre équipe s’intéresse à l’étude de la neuroinflammation dans des modèles murins de la maladie d’Alzheimer. Pour étudier ce processus, nous réalisons des marquages immunohistochimiques permettant de détecter les microglies et les astrocytes, deux acteurs cellulaires majeurs de la neuroinflammation. Nous quantifions ensuite la réaction de ces cellules gliales en mesurant différents paramètres, tels que la densité cellulaire, le niveau d’expression des marqueurs, ou encore la surface immunomarquée.
Ce type d’analyse implique généralement l’étude d’un nombre important d’animaux afin d’atteindre la puissance statistique requise. Dans ce contexte, l’optimisation des flux d’analyse devient essentielle, et le recours à des méthodes automatisées constitue une alternative particulièrement pertinente aux approches manuelles, souvent chronophages et difficiles à standardiser.
Au cours de cette présentation, nous proposerons un retour d’expérience comparatif entre deux approches d’analyse automatisée d’images histologiques : l’utilisation du logiciel libre QuPath et celle du logiciel propriétaire HistoMetriX.
Nous aborderons l’accessibilité de ces logiciels pour les utilisateurs, à travers le design de leurs interfaces et la facilité de navigation dans les menus. Nous discuterons également de leur intégration dans un flux d’analyse en immunohistochimie, ainsi que de leurs avantages et de leurs limites pour la quantification de la neuroinflammation dans des modèles expérimentaux de maladie d’Alzheimer. Cette réflexion pourra, plus largement, être transposée à d’autres types de marquages.